Iberodorcadion Projet

Dorcadion, Cerambycidae, Coleoptera

Friday, 15. October 2010

Chasses subtiles

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Ernst Jünger, Chasses subtiles, Ed° Bourgois, coll° Pluriel Poche, 1977

"Même pour n’embrasser qu’ [un genre], notre vie ne suffirait pas, dussions-nous devenir centenaires. L’aventure dans laquelle nous nous embarquions ressemble à la descente d’Aladin dans la caverne aux trésors."

Dans la bibliothèque plusieurs ouvrages, "./. plus un livre abondamment illustré : Fleischer, "L’Amateur de coléoptères".
Ce fut ainsi que, pour la première fois, je fus aiguillé sur cette voie. Les images en couleur servirent d’appât ; je fus bientôt pris à l’hameçon. Quant au temps ainsi perdu, il équivalait, ou peu s’en faut, à celui que prenaient les échecs ; mais la séduction était plus forte, car la partie ne s’épuisait pas en pures combinaisons : elle  couvrait, en même temps, un inépuisable champ de vision."   p. 56-57

Tandis qu’[Aladin] s’emplit les poches devant l’arbre aux émeraudes, il dévore déjà des yeux celui qui porte des opales, et il en voit toujours d’autres s’aligner à perte de vue. Mais ce ne sont là que jardins qui mènent à la salle d’apparat où pend la Lampe merveilleuse." p 63

"La description, elle aussi, fait partie de la chasse. Elle atteint son heure de gloire dans l’invention d’un nom, qui a valeur d’investiture. ./. Le triomphe est purement spirituel, récompense l’acuité du regard... et surpasse l’appropriation matérielle : car connaître la proie, c’est s’en assurer l’usufruit..." p. 67

"Foire joyeuse au pays de Gulliver"
"Il existe dans la nature des graphies diverses ; l’oeil exercé à discerner leurs traits les plus subtils reconnaît en elles le caractère d’un continent, d’une île, d’une chaîne alpine..."   , p.91

Source:  La très minuscule bibliothèque du chasseur subtil
http://frontignes.free.fr/spip.php?rubrique82

 

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Ernst Jünger, Les dossiers , L'Âge d'homme, Paris 2000, sous la direction de Philippe Barthelet

Palmier, J-M, Ernst Jünger. Rêveries sur un chasseur de cicindèles, Hachette, 1995, 236 p.
Palmier, J-M, Ernst Jünger : Le chasseur de cicindèles, Magazine Littéraire N° 326 de Novembre 1994

Francotte, A.  Ernst Jünger ou l’entomologiste écrivain, Lambillionea, n° spécial, 1998  in Barthelet ed. (2000)  p. 178-203

Ernst Jünger sous le charme des coléoptères, par Didier Sénécal (Lire, juillet 2000)

13:15 by mtflenet 6367 times read rssicon 4 comments
mtflenet said on Friday, 15. October 2010 @ 13:20

Commentaires

Ernst Jünger sous le charme des coléoptères  - Par Didier Sénécal 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/ernst-junger-sous-le-charme-des-coleopteres_803642.html

La guerre, la littérature, la philosophie, la politique, la bibliophilie, les paradis artificiels: de multiples passions ont rempli la longue vie d'Ernst Jünger, mais la plus constante et la plus possessive fut sans nul doute l'entomologie. Pendant près d'un siècle, la chasse aux coléoptères l'absorba sans répit. Il débuta très tôt, encouragé par un grand-père botaniste amateur, par un père pharmacien, par ses instituteurs hanovriens et sans doute par le fait que l'Allemagne possédait une brillante école naturaliste.

«Notre équipement fut tout d'abord modeste: filet, aiguilles, bouteille à éther, une boîte dont le fond était garni de tourbe et tendu de papier glacé [...] Plus un livre abondamment illustré: Fleischer: L'amateur de coléoptères. Ce fut ainsi que, pour la première fois, je fus aiguillé sur cette voie. Les images en couleurs servirent d'appât; je fus bientôt pris à l'hameçon.» Linné et Darwin devinrent ses dieux, et il continua à traquer longicornes et scarabées, cerfs-volants et doryphores en toutes circonstances: durant son séjour algérien sous le képi blanc de la Légion, entre deux assauts pendant la Grande Guerre, sur le front russe et en France de 1940 à 1944.

Entre 1923 et 1925, il suivit avec assiduité des études de zoologie aux universités de Leipzig puis de Naples. Mais l'approche mathématique des sciences naturelles le déçut, et il préféra retourner à l'amateurisme et au terrain. Jusqu'à sa mort, il allait voyager à travers le monde pour observer ses chers invertébrés dans leur milieu: en Afrique, dans le bassin méditerranéen, à Ceylan, dans le Caucase, en Malaisie, dans la forêt amazonienne... De ces expéditions Jünger rapporta d'extraordinaires collections, conservées avec amour dans sa maison de Wilflingen, et l'un de ses plus beaux livres, Chasses subtiles (1967).

Il y évoque des insectes d'une splendeur irréelle, des récoltes miraculeuses et des confrères trop exaltés, tel Friedrich Tippmann, qui «affirmait que l'explosion d'une bombe atomique ne pourrait le bouleverser comme l'avait fait cette rencontre avec le trichoferus». Au fil du récit, l'entomologie lui inspire des réflexions quasi proustiennes. Ainsi, en 1964, trente-deux ans après avoir capturé une rarissime pilosella en Dalmatie, il en découvre une seconde dans le golfe de Corinthe: «Je la reconnus sur-le-champ, et, comme si un contact s'établissait, le temps écoulé entre les deux rencontres s'abolit.»

A quatre-vingt-dix ans, le chasseur invétéré expliquait à son traducteur Julien Hervier la raison de sa fascination: «Si vous vous intéressez aux très petits animaux, le monde devient aussitôt immense. C'est encore un moyen de le goûter selon une tout autre extension: une petite dune ou un buisson devient un microcosme dont vous pouvez vous occuper très longuement.» Et il se réjouissait à l'idée que, lorsque son œuvre aurait sombré dans l'oubli, la postérité se souviendrait encore de la Cicindella jungeri, de la Gregarina jungeri et des scarabées, papillons ou coquillages qui portent son nom.

Commentaire n°1 posté par sene le 04/10/2010 à 11h04

Caroli Linnæi Systema naturæ. Regnum animale.

http://www.biodiversitylibrary.org/item/80764

 

Considérations générales sur la classe des insectes / par André-Marie-Constant Duméril.

http://www.biodiversitylibrary.org/item/82226

 

Entomologia systematica emendata et aucta : Secundun classes, ordines, genera, species, adjectis synonimis, locis, observationibus, descriptionibus / Joh. Christ.

Fabricii. Publication Info: Hafniae :Impensis Christ. Gottl. Proft.,1792-1799.

 

Guide to the study of insects and a treatise on those injurious and beneficial to crops : for the use of colleges, farm-schools, and agriculturists / by Alpheus S.

Packard ; with fifteen plates and six hundred and seventy wood-cuts.

Publication Info: Boston :Estes & Lauriat,1889, c1876.

 

Histoire naturelle des insectes, coléoptères / par M. Le Comte de Castelnau ... avec une introduction ... par M. Brullé. Publication Info: Paris :Société Bibliophile,1850.

Contributed By: NCSU Libraries (archive.org)

 

Le monde merveilleux des insectes / d'après les originaux et aquarelles de Paul Méry.

Publication Info: Paris :Delagrave,1932, c1920.

 

Mémoires pour servir à l'histoire des insectes / Par m. de Réaumur.

Publication Info: Paris :De l'Imprimerie royale,1734-1742.

Contributed By: NCSU Libraries (archive.org)

 

Les métamorphoses des insectes / par Maurice Girard ; ouvrage illustré de 280 vignettes. Publication Info: Paris :Librairie de L. Hachette et Cie, Boulevard Saint-Germain, No 77,1866

 

in Biodiversity Heritage Library

Metcalf Collection (North Carolina State University).

http://www.biodiversitylibrary.org/creator/13731

Commentaire n°2 posté par biodiversity le 04/10/2010 à 11h59

Martial Étienne Mulsant

 

Histoire naturelle des coléoptères de France / par M.E. Mulsant. 

Publication info: Paris :Maison,1839- 

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8758

 

Opuscules entomologiques, par E. Mulsant ... 

Publication info: Paris,L. Maison,1852-75. 

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/2682

 

Histoire naturelle des coléoptères de France

Lamiens — Dorcadîon  p.. 251  -  Internet Archive

http://www.archive.org/stream/histoirenaturell02muls/histoirenaturell02muls_djvu.txt

 

Quelquefois le corps de ces insectes est glabre ; mais en général il est 

revêtu, au moins sur les étuis, d'un duvet soyeux ou velouté, le plus sou- 

vent brun , et paré de longues lignes blanches : on dirait un habit de deuil 

chamarré de galons d'argent. 

 

Les Dorcadions habitent les lieux secs. On les trouve sur le sol où les 

retient leur défaut d'ailes. 

 

phique. Certaines espèces, par leurs élytres plus ovalaires, sans fossette humérale et 

couvertes de duvet, se rapprochent des Parmènes. D'autres, au contraire, par leurs 

élytres rectangulaires à l'angle humerai, marquées d'une fossette humérale et glabres, 

ont plus d'analogie avec les Lamiaires. Les espèces connues de moi pourraient être 

divisées de la sorte : 

 

A Elytres soit entièrement revêtues de duvet, soit seulement parées d'une bordure juxtà- 

suturale de duvet. 

B Elytres non relevées aux épaules, dont l'angle est subarrondi ou émoussé et plus 

ou moins ouvert; sans fossette humérale. 

C Prothorax n'offrant pas une bande médiane noire, lisse, assez large, parée de 

chaque côté d'une bordure de duvet blanc. 

{ Fuliçiinator 'fmendax.^'^monticula, '^navaricum, striola, méridionale, pyrae^ 

neum, italicum, ferrugini: ^sJ 'pedestris^ rufpes, criix, etc.) J •: / ^ f fy. 

Œ ProthOKix offrant une bande médiane noire, lisse, assez large, souvent sensi- 

blement saillante, ordinairement parée, de chaque côté, d'une bordure de duvet 

blanc. 

 

{MoUtor, Donxcli, hispanium, fOraellsi} Peregn, etc.) ^è^??^3!?^^^:^î^^^ 

BB Elytres relevées aux épaules, et ordinairement chargées d'une arête humérale sou- 

vent prolongée jusqu'à l'extrémité ; à fossette humérale plus^ ou moins prolongée» 

(Inclusum, bilineatum, crucjj^rum^} lineatum, / shricâtùm j (ho loscènceum) gij^ 

cyrrhyzœ/PallcmiJ politum^jtc.) ^-t'H-.H-f^-sfiîij-ij^r - ^ ' ' ' • ' ^ . >y<f^^t 

AA Elytres soit entièrement glabres, soit parées àe bandes de duvet, dont aucune n'est suturale. 

 

D Elytres relevées aux épaules et creusées d'une fossette humérale plus ou moins profonde. 

 

E Elytres parées chacune d'une bande longitudinale humérale de duvet blanc. 

[Carinatimi.) M.CLyvxM,,i ? 

 

EE Elytres sans bandes de duvet. 

 

{Involvens, humérale, etc.) ?i~tf»rA'rt>-j> ^i^rv^'V- 

DD Elytres non relevées aux épaules, et sans fossette humérale prononcée. 

(Pi(jii)n,morio, atrum.) ''fVH^ynù..^'^^- 

Commentaire n°3 posté par Mulsant le 04/10/2010 à 13h47
mtflenet said on Friday, 15. October 2010 @ 13:20

 

H. Fleischer,  Der Käferfreund

Praktische Anleitung zum Sammeln und Bestimmen der Käfer

Mit 12 Tafeln in Farbendruck (Chromolithogr.)

Eßlingen und München: J.F. Schreiber, 1905,

 

Image: http://kuvat.huuto.net/8/74/8bc22f4c2b986d89ff31a3da23ec4-orig.jpg

Source:   http://www.huuto.net/kohteet/h-fleischer-der-kaferfreund-kovakuoriaisia-1905/145366802

 

Fleischer, H. E. (1905) Der Kaferfreund. Praktische Unleitung zum Sammeln und Bestimmen der Kafer. Edition 2 [Scolytidae, p. 187-196]. Wilhelm Nitzschke, Stuttgart. 299 p. 12 pl.

in Biodiversitylibrary   http://www.biodiversitylibrary.org/item/37906#1

Commentaire n°4 posté par Fleischer le 04/10/2010 à 14h12

Picard, F. 1929  Faune de France 20: Coléoptères Cerambycida
http://www.cerambycoidea.com/titles/picard1929.pdf

Planet, L. M., (1924) Histoire naturelle des Longicornes de France, . Paris, Lechevalier. T. II 386 p.


Fairmaire, L .Histoire naturelle de la France. 8e partie. Coléoptères
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5790287s.image.r=Histoire+naturelle+des+Longicornes+de+France.f275.langFR
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5790287s

Bulletin de la Société entomologique de France
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34349290s/date.r=Pic%2C+M+%2C+L%27Echange.langFR

Commentaire n°5 posté par gallica le 04/10/2010 à 20h51
mtflenet said on Thursday, 14. August 2014 @ 19:20

IMAGE:  Fleischer, H. E., Der Kaferfreund

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61unqmXJOUL.jpg

http://katalog.auktionshaus-wendl.com/de/cmd/d/o/119.45.2996/auk/45/p/1/

Ernst Jünger - Anarch
http://www.ernst-juenger.org/

FILM - Ernst Jünger, 102 years in the heart of Europe (English subtitles)
http://www.youtube.com/watch?v=890wjUFxckg&feature=player_embedded#!

Commentaire n°10 posté par sueco le 31/07/2012 à 19h39

Palmier, J-M, Ernst Jünger : Le chasseur de cicindèles,

Magazine Littéraire N° 326

La passion de Jünger pour l’entomologie est une dimension essentielle de son oeuvre, un microcosme de tous son univers.

 

On connaît la légende de ce moine d’Heisterbach, attiré par le chant d’un oiseau en qui s’était incarnée l’éternité. Il le poursuivit toute sa vie, d’arbre en arbre, de colline en colline. Quand il revint au monastère, il le trouva en ruines : un siècle s’était écoulé. L’auteur des Chasses subtiles (1) a collecté des insectes sur près d’un siècle, car ils renfermaient une parcelle de la Beauté. La passion d’Ernst Jünger pour l’entomologie n’a rien d’une marotte. C’est une dimension essentielle de son oeuvre, de sa sensibilité, un microcosme de tout son univers. A 90 ans, il confiait à Julien Hervier (2) que, loin d’aspirer à se détourner du monde, il lui serait très agréable de se consacrer à ses coléoptères car, ajoutait-il, «   comme le dit Goethe, on se retire petit à petit du monde de l’apparence… » Qu’un écrivain s’intéresse aux insectes ne saurait surprendre. Imagine-t-on l’implacable chasse à laquelle se livre Humbert Humbert, avec sa Lolita, sans la passion de Nabokov pour les papillons ? La magnifique scène de scorpions dans l’Age d’or de Bunuel sans l’intérêt du cinéaste pour ces admirables arthropodes ? Que dire de Breton et de Caillois ? Quant au roman de l’écrivain japonais Abé Kobo, La Femme des sables, qui raconte le destin d’un entomologiste prisonnier avec une femme, au fond d’un entonnoir de sable, comment en comprendre le sens sans avoir vu les redoutables mandibules de la larve du fourmilion, tapie au fond d’un entonnoir semblable, qu’elle a creusé au bord d’un chemin ou sur la dune ?

Je n’ai jamais vu Jünger exhiber ses médailles ou ses décorations. Mais le sourire de l’homme qui montrait l’un de ses cartons vitrés où étaient méthodiquement classées, impeccablement étalées, des séries de longicornes ou de carabes était bien celui d’un enfant qui dévoile ses trésors. Goethe, à la fin de sa vie, attachait plus d’importance à ses travaux scientifiques, à ses études sur les plantes  qu’à son Faust. L’un des plus grands bonheurs de Jünger est d’offrir non pas sa photo dédicacée, mais une carte postale qui représente un papillon de 12 millimètres, originaire du Pakistan, le Trachydora jungeri qui porte son nom. La nomenclature entomologique étant universellement respectée depuis Linné, il y voit le gage de sa survie, pour la postérité.

cicindelajuengeri.jpg

Cicindela juengeri

Cette passion pour les insectes suffit à créer une dimension de complicité au-delà des générations un lien privilégié que nombre de ses lecteurs et exégètes ont du mal à partager. La beauté des Chasses subtiles, les descriptions de captures de cicindèles avec une poignée de sable, la longue méditation sur la mort que lui inspire la vue de cadavres desséchés de Copris espagnols dans le Contemplateur solitaire (3) ne peuvent émouvoir que ceux qui partagent ou ont partagé cette  redoutable passion et les admirateurs de J.H Fabre. Je me souviens d’une soirée passée à Paris, avec Jünger, dans les années 70. Nous nous sommes entretenus un peu à l’écart d’un sujet qui,  tout autant que son rapport à  Heidegger, fut au centre de nos conversations: ces merveilleux scarabées qui nous inspiraient la même admiration.  Le dialogue était technique :  il s’agissait de savoir ce qui, du vinaigre ou de la bière éventée, était le plus efficace dans la confection de pièges à carabes. Gabriel Marcel suivit quelques instants notre conversation, en hochant la tête, comme un grand-père contemple deux enfants jouant dans un bac de sable.

Comment est-on gagné par cette passion ? Elle remonte toujours à l’enfance, à la surprise que l’on ressent devant une énorme guêpe Scolie butinant un chardon, devant les couleurs d’un papillon Machaon, la beauté d’une cétoine, à l’étonnement que l’on ressent en découvrant un lucarne cerf volant ou un Oryctes à la corne aussi impressionnante qu’inoffensive. Quel enfant n’a pas été enchanté par les marbrures, le frottement stridulent des élytres de ce hanneton des pins (Polyphilla Fullo) qu’admirait déjà Fabre ?  Plus tard viennent les rencontres difficiles, provoquées : un carabus hispanus, véritable boule de feu, que l’on arrache dans la mousse à sa logette hivernale, un Scarite géant au bord de la mer, terrifiant éventreur. Comment nier que les insectes soient de véritables oeuvres d’art ? Aucun monstre de science-fiction n’égale l’inquiétante étrangeté qu’inspire la femelle gigantesque de l’Heteropterix dilatata malais, un phasme déguisé en cactus, celle des dynastes asiatiques ou sud-américains, les Megasoma ou les Chalcosoma aux cornes multiples. Quel orfèvre pourrait reproduire  les éclats d’or, d’azur et de feu d’un Polybotris sumptuosa, buprestre de Madagascar ou d’un Mégaloxanta, son frère indonésien, qui l’égale en beauté, et que les filles de Java, après avoir passé autour des pattes un fil de métal, portent comme un diadème d’émeraude, dans leurs cheveux ?

(1) Chasses subtiles.. Christian Bourgois, 1969.
(2) Entretiens avec Ernst Jünger . Arcades Gallimard, 1986.
(3) Le Contemplateur solitaire . Ed. Grasset, 1975.
(4) Chemins qui ne mènent nulle part . Ed. Gallimard, 1962.
(5) Enfance berlinoise in Sens Unique . Ed. Les Lettres Nouvelles, 1978.
(6) Traité du rebelle ou le Recours aux forêts . Ed. Christian Bourgois, 1981.
(7) Sur les falaises de marbre . Ed. Gallimard, 1942.
(8) Enfance berlinoise . op.cit.
(9) Souvenirs entomologiques . Réédition collection « Bouquins « .

Commentaire n°11 posté par palmier1 le 31/07/2012 à 19h54

EMISSIONS RADIO

Ernst Junger  - France Inter

http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-saison-2011-2012-ernst-juenger

Audio Libro: Tratado del rebelde. E. Jünger  -  Ivoox
http://www.ivoox.com/007-tratado-del-rebelde-e-junger-audios-mp3_rf_926580_1.html

Ernst Jünger: un espíritu libre en la era del nihilismo
http://www.ivoox.com/ernst-junger-espiritu-libre-era-audios-mp3_rf_7007_1.html

Ernst Junger,  La chasse au sanglier

Ernst Jünger  -  Etudes
http://vouloir.hautetfort.com/archive/2007/05/26/3dej.html

Commentaire n°12 posté par Ernsradio le 09/02/2013 à 19h29

Wilflingen, 10 de marzo de 1971

«Querido príncipe Rúspoli: muchas gracias por dedicarme el Oxycarabus saphyrinus ssp. juengeri Rusp.

»Uno de los pocos honores que aún me impresionan en estos tiempos faltos de cultura. No sabía que también se dedicaba usted a la caza sutil.[1]

»Naturalmente me gustaría disponer de un ejemplar para mis colecciones, y asimismo de un dibujo a color, o por lo menos de una foto que pueda enriquecer la pared de mis trofeos.

»Hace dos semanas estuve en Ludwigsburg con los colegas Heinz y Blumenthal. Estuvimos hablando de los cotos de caza de Anatolia, que ya entusiasmaran a los Bodemeyer. El señor Korge también me ha enviado algún ejemplar de las especies que él descubrió allí.»

E.Jünger Pasados los setenta II (Tiempo de Memoria)

 
 
anonymous said on Monday, 17. August 2015 @ 07:50

Hola, Y saben si las "CAzas sutiles" fue alguna vez traducido y publicado en español?

Gracias